320 Md$ ont été investis par des entreprises françaises aux États-Unis en 2017 (source : Eurostat). Les raisons d’un tel attrait pour le marché états-unien sont multiples : le dollar US est la devis la plus utilisée au monde, le chômage est quasi-inexistant et le PIB dépasse les 20Md$.

Pour conquérir ce marché fort alléchant, quelques précautions s’imposent. Réunis le 6 avril dans les locaux montpelliérains du cabinet de conseil, audit et expertise comptable Exco (50 salariés), plusieurs experts, tous basés aux États-Unis, donnent leurs recommandations.

« Il faut démarrer le processus en France en vous rapprochant de votre banque, votre CCI, Bpifrance… », explique Cyril Darmouni, associé Exco États-Unis.

« À votre arrivée, vous devez aussi être accompagné par un avocat spécialisé en immigration, un avocat d’affaires, un expert-comptable et la chambre de commerce franco-américaine », complète Samuel Loy, président de la FACC (chambre de commerce franco-américaine) de Los Angeles.

« N’allez pas juste voir un « business broker » (courtier d’affaires, NDLR) aux États-Unis, qui va vous proposer une affaire à reprendre sans se soucier de votre situation financière », alerte Cyril Darmouni.

Le choix du visa est primordial : les entreprises françaises utilisent majoritairement le L1 et le E2. Le L1 est valable un an quand il s’agit d’une création d’entreprise. Il est recommandé pour les entreprises d’au moins dix salariés qui ont déjà travaillé avec le marché américain.

« Si vous partez de zéro ou presque, une année n’est pas suffisante pour se lancer », indique Cyril Darmouni. Valable cinq ans, le visa E2 est plus adapté aux petites entreprises. Son obtention nécessite toutefois que l’entreprise prévoie « un investissement total (pour l’achat d’un commerce ou la création d’une entreprise, NDLR) d’environ 100k$ au minimum, dont 50k$ injectés avant le démarrage du projet et l’obtention du visa. ». Si une enveloppe de 100k$ peut sembler élevée, Cyril Darmouni estime qu’elle permet d’évier une prise de risque trop importante. Si l’entreprise ne peut pas investir une telle somme, il est certainement préférable qu’elle ne se lance pas aux USA, selon l’expert.

Miser sur l’originalité

« Sortez des sentiers battus », recommande Martin Lampron, expert du développement de la stratégie commerciale pour les entreprises chez XPand Group (bureaux au Canada, en Europe, en Amérique latine et aux États-Unis). Toutes les entreprises françaises, ciblent New York, Miami… Pour une start-up, le grand classique c’est de s’installer à San Fransisco, mais la ville d’Austin (au Texas, NDLR) est intéressante aussi car tout est à faire ». D’autres facteurs culturels et psychologiques sont importants. «  Les Américains ont besoin de savoir que vous êtes là pour rester et que vous ne faire pas une simple opération commerciale. Il faut implanter un entrepôt, une filiale ou avoir un distributeur sur place », explique Martin Lampron. « Soyez direct, insiste Samuel Loy. Certains rendez-vous d’affaires ne durent que 15 minutes. Si vous n’avez pas réussi à convaincre rapidement, vous risquez d’attendre une année pour retanter votre chance »

Stéphane Roy pour La lettre M

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